Nouvelle Calédonie, ( Grande Terre, Ile des Pins, Iles Loyautés) Sites de plongées en Nouvelle Calédonie Tableaux de sables, Voyages Australie, Vanuatu, Polynésie, Île de Pâque, Nouvelle Zélande .
Le korwar désignait tantôt l'âme, tantôt le crâne ou la figure en bois de la sculpture. Réceptacle de l'esprit d'un mort, il restait en relation avec le groupe dont il avait fait partie. Il assurait un rôle protecteur au sein des foyers et assistait aux naissances, aux mariages, aux funérailles. Il pouvait également être dédié à un village lorsqu'il passait pour l'incarnation d'un chef important. Il avait enfin une fonction d'oracle ; invoqué par un chaman à des fins magiques ou divinatoires, il se manifestait par un tremblement, ou, chez le consultant, par l'ombre d'une pensée. Mais s'il ne répondait pas, il pouvait être abandonné ou détruit. La mort, en Mélanésie, était perçue comme une catastrophe, un déséquilibre qu'il fallait contrôler, l'esprit des défunts étant considéré comme une puissance supérieure que les vivants devaient craindre. L'écran ajouré tenu par le personnage a fréquemment été assimilé à un bouclier, mais cette interprétation est fort douteuse. On pourrait voir aussi bien dans cet assemblage d'arabesques un arbre de vie reliant le visible et l'invisible.

La statuette korwar, « esprit » d’un mort, était le réceptacle d’une des deux âmes du défunt, celle qui erre sur Terre. Conçue par un sculpteur-chamane, elle relie les mondes des ancêtres et des vivants. Elle était consultée aux moments importants de la vie pour accorder le consentement de l’ancêtre, sa protection magique ou son aide lors des guérisons.
Lorsque l’âme quitte la statuette, le korwar meurt, et la sculpture, alors inutile, est jetée.
Deux types existent : le korwar " à bouclier" où le personnage se tient derrière un écran ajouré et celui où il est traité accroupi ou assis en "penseur" . Les korwar "à crânes" constituent un réceptacle pour le principe vital du défunt. Ces statuettes d'ancêtres recevaient un culte et on les enveloppaient de tissus afin de protéger le bois. Le crâne était prélevé après l'inhumation pour être inséré dans la statue qui était conservée dans un lieu sacré, grotte ou éperon rocheux. Parfois ces statues étaient également utilisées en cas de maladie, pour écarter un danger ou obtenir une protection en cas de voyage.